Le gin, c’est leur affaire

Nérac La Distillerie du Grand Nez, va lancer au printemps prochain sa marque. Avec deux récettes pour débuter

Clin de narine à l’appendice nasal royal d’Henri IV ou référence à une charmante et coquette particularité familiale ? Un peu de tout ça assurent Anne-Hélène Vialaneix et Éric Lugas questionnés sur le pourquoi d’un tel nom. « La distillerie du Grand Nez », car c’est elle dont il s’agit, est une des quatre sociétés à avoir investi la technopole néracaise Agrinove (lire ci-dessous). Lui est un ancien dirigeant d’une entreprise dans le Gers. Elle est ingénieur agronome et œnologue et assume la maternité de ce projet commun : la création et la commercialisation d’une marque de gin, boisson que la seconde a redécouverte lors d’une parenthèse portugaise longue de cinq ans.

Un produit premium

« Là-bas, le gin n’est pas uniquement un produit de discothèque mais est plutôt souvent associé à de grands événements. Il est consommé brut. C’est une boisson qui peut-être de grande qualité et qui, pour un œnologue, offre de nombreuses possibilités au niveau de sa construction à partir de l’ingrédient phare, la baie de genièvre et d’épices comme la coriandre et la cardamome. Chacun choisit sa recette et sa technique tant que le degré d’alcool atteint un minimum de 37,5°. »

Revenue au pays de l’armagnac et du buzet, avec dans les bagages cette idée originale et peu répandue dans nos contrées, Anne-Hélène Vialaneix et Éric Lugas se sont connectés par le truchement de relations communes. Les premières bouteilles seront commercialisées au printemps. « Dans un premier temps, nous mettrons sur le marché deux produits, composés à partir de recettes différentes. Nous sommes sur une boisson premium qui sera disponible chez les cavistes indépendants, les restaurateurs et le réseau spécialisé », détaille Éric Lugas dans la seule et unique entorse au secret qui encadre les premiers pas de cette entreprise. La marque, le désign bouteille et son prix restent pour l’instant à l’écart de toute publicité.

Pour une filière genièvre

Pour sortir leurs premières bouteilles, et en attendant de quitter dans deux ans de la pépinière d’entreprises Agrinove pour intégrer son propre site de production, le duo utilisera un alambic de location dans le département du Gers pour la distillation de son gin. Un gin composé exclusivement avec des plantes issues de l’agriculture biologique. Un choix revendiqué par conviction. « Nous souhaitons également, dans le cadre d’un partenariat à mettre en place avec le lycée agricole de Nérac Armand Fallières développer une filière baie de genièvre et travailler avec les agriculteurs de ce secteur », indiquent les deux fondateurs de cette SAS officiellement fondée le 5 octobre dernier.

Source : Sud-Ouest