LA DISTILLERIE DU GRAND NEZ, CRÉÉE PAR ÉRIC LUGAS ET ANNE-HÉLÈNE VIALANEIX AU SEIN DE LA PÉPINIÈRE AGRINOVE À NÉNAC, EST UNE DISTILLERIE SPÉCIALISÉE DANS LA PRODUCTION DE SPIRITUEUX ET BOISSONS BIOLOGIOUES. LEUR PREMIÈRE PRODUCTION DEVRAIT SE RETROUVER CHEZ LES CAVISTES COURANT PRINTEMPS 2020.

Le nom « La Distillerie du Grand Nez » se veut un clin d’ceil à une caractéristique anatomique d’Henri lV figure emblématique de Nérac. Le « nez », à lui seul, est I’organe de l’olfaction
indispensable à la dégustation. Le projet de la distillerie est né au croisement de différents éléments. Tout d’abord une redécouverte du gin par Anne-Hélène Vialaneix lors d’une « expatriation » de 5 ans au Portugal où les gins prennent une autre place que celle des discothèques. lls constituent en effet un des constituants phares des cocktails de moments forts tels que les mariages. De nombreux bars se développent autour de la dégustation et de la découverte de ces spiritueux élaborés artisanalement.

Fort de ce constat, la jeune femme, ingénieur agronome et oenologue friande d’expériences gustatives, creuse les raisons du succès du gin :« Le gin est un spiritueux à la limite de la parfumerie ! L’utilisation de botaniques
en quantité et de variétés illimitées, dans la mesure où la baie de genévrier est bien notable, font de ses recettes une véritable source de créativité. Avec Éric Lugas, « gérant commercial dans l’âme », elle décide donc de se lancer dans l’aventure de ce breuvage qui fait fureur en créant deux gins biologiques avec bien évidemment l’objectif d’étayer la gamme de la Distillerie du Grand Nez: « Nous sommes sur des produits Premium, sans aucune prétention : Premium de par le choix des ingrédients sélectionnés. Nous ne produirons que des boissons dont les ingrédients sont issus de l’agriculture biologique voire biodynamique ». lls ont ainsi fait le choix de n’utiliser que les ingrédients locaux dès lors qu’ils sont disponibles en bio, souhaitant établir un véritable partenariat avec les producteurs locaux.
« Certains de nos ingrédients majeurs tels que les baies de genièvre ne sont pas encore « sourçables » en agriculture biologique localement. Nous pouvons trouver quelques plants ici ou là (souvent vus comme des mauvaises herbes par nos producteurs locaux). Cependant, les quantités ne sont pas suffisantes »

« Le gin est un spitiritueux à la limite de la parfum »

Pour cette raison, ils sont intéressés par l’idée de tester leur éventuel développement comme culture de diversification et/ou de complémentarité pour des agriculteurs locaux. Ils entendent profiter de la proximité offerte par leur implantation au sein de la pépinière Agrinove, avec le Lycée Armand-Fallières de Nérac pour tester cette culture ainsi que d’autres cultures dont les produits
pourront intégrer leurs recettes. Cependant cela ne donnant pas un résultat immédiat, ils sont contraints d’initier leur activité par un approvisionnement auprès de fournisseurs choisis pour avoir une politique d’équitabilité des achats. « Nos voisins d’ateliers sont aussi en création et c’est vraiment motivant de nous soutenir dans nos différents projets qui ont tous un point commun : trouver des solutions et des sources de développement économique de la filière agricole », souligne Éric. Le chai s’est bien rempli : cuves, pompes, matériels de laboratoire… Tout est réuni pour produire leurs Gins Biologiques de caractère et écoresponsables. lls portent particulièrement attention à la sélection de l’ensemble des ingrédientscomposant leurs recettes.

LES FOURNISSEURS SONT CHOISIS POUR LEUR POLITIOUE D’ACHATS ÉQUITABLES

Chantal Bossy

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